samedi 8 mars 2014

Marie Claire idées donne vraiment des idées

J'achète à chacune de ses parutions, soit tous les deux mois,  le magazine Marie Claire idées ( rempli d'idées créatives en général intéressantes et réellement créatives). La plupart du temps, j'en reste à regarder les projets en me disant qu'il faut absolument que je réalise un tel ou un tel...et je passe à autre chose.

Ce mois-ci, j'ai été séduite par plusieurs réalisations très fraîches et élégantes de mise en scène de plantes vertes, et pour une fois, je suis passée à la réalisation. Pour des amis dont je savais qu'ils apprécieraient ce genre de projet, j'ai pris mes papiers, mes ciseaux, mes petits tampons encreurs, et  j'ai réalisé un décor de ville en papier qui vient entourer une plante verte en pot ( en l'occurrence, une myrte).
Evidemment, je l'ai un peu fait à la sauce "clypartiste"...

Les photos suivantes vous renseigneront bien mieux sur le résultat final:

Sur ces 4 photos, on voit le décor à plat.
Il y a trois plans sur ce décor:
- d'abord, un plan de fond représentant une succession de maisons et d'immeubles que j'ai découpé  au cutter, à main levée, dans une bande de bristol blanc.
- ensuite la végétation un peu floue de jardinets en avant des maisons et des immeubles. je l'ai traduite avec des morceaux déchirés  de pages d'un roman (ça tombait bien, il me barbait  et je n'arrivais pas à le finir). Le truc important, c'est de jouer sur le sens d'impression du texte, pour créer du mouvement.
- sur le premier plan, je voulais donner une impression d'urbanité.Pour ça, j'ai utilisé un tampon encreur représentant un arbre, et je l'ai répété plusieurs fois, régulièrement.
La rue est créée:






 Et maintenant, le décor mis en forme autour du pot de myrte.

C'est poétique, non?








 Temps de réalisation, une heure environ ( après avoir réuni le matériel et les fournitures).

Une heure de bonheur...


jeudi 27 février 2014

Retour vers le futur

Nous sommes aujourd'hui le 28 Février, dernier jour du mois.
Un drôle de mois, cette année, où l'hiver et le printemps n'ont cessé de faire des chassés-croisés comme en plein mois d'Avril: on en perdrait tous ses repères, à force...

Pour moi qui marche beaucoup, j'ai pu en faire le constat à de nombreuses reprises, et notamment au cours
de deux ballades à Chalais , lieu de promenade bien connu des grenoblois pour sa facilité d'accès, sa vue plongeante sur la vallée de l'Isère, et la présence du monastère des soeurs dominicaines" Notre Dame de Chalais".

Mardi matin 11 Février

 Il pleut à Voreppe, et j'ai envie de voir la neige: elle est tombée bas, et je suis sûre qu'à Chalais, à 900m d'altitude, je la trouverai.
Nous voilà parties, l'inévitable Dixie et moi.
Nous prenons  la route de Chalais en voiture, et effectivement, je trouve la neige en cours de route.
Nous nous arrêtons pour continuer à pieds et à pattes.

Le ciel est d'un bleu incroyable, turquoise, et de temps en temps, la vue se dégage sur la plaine, où les prémices de  printemps sont déjà à l'oeuvre.

                 




Le silence est presque parfait, tout va bien.

M...e !
Voilà le chasse-neige qui passe, tout vrombissant, cliquetant et polluant:


Comme il y a du bon a tout, j'apprécie la plasticité graphique de ses empreintes de pneu dans la neige


Le chasse-neige s'éloigne, et le silence revient.
Dixie est toute en oreilles, car ce silence n'en est pas vraiment un pour elle: il est totalement rempli de bruits excitants !

                   


Oui,  ici c'est encore l'hiver pour un bon moment...




Samedi matin 22 Février

Je décide de retourner à Chalais.
Depuis le petit parking en haut de ma rue, je constate que Voreppe se réveille dans une belle lumière printanière, tandis que l'Isère, plus bas, se prélasse dans un lit de brume


Arrivée là-haut, je me gare, et je prends le petit chemin menant au promontoire qui surplombe la vallée de l'Isère.


Le chemin passe de l'ombre à la lumière, et il délivre régulièrement sur sa gauche des vues sur le Vercors chapeauté de nuages et resplendissant sous le soleil levant. 


En chemin, je rencontre:

- une goutte d'eau gelée


- Trois chatons de noisetier illuminés de soleil


-un tronc d'arbre gravé par des Roméo et Juliette locaux


- une euphorbe


- quelques feuilles de jonquille à peine sorties de terre


et j'en conclus que:
- l'hiver est encore bien là
- mais oui, à de nombreux petits signes, je vois que le printemps arrive!

Arrivée au bout du chemin, il y a la table d'orientation.

                                     

Devant moi c'est le vide, et la vue qui se dégage sur 250° au moins.

A mes pieds, je devine l' Isère, toujours noyée de brume, là où elle contourne le Vercors en se ré-orientant vers l'Ouest. 

                    

La vue balaye les terres froides jusqu'à Lyon,  et les collines au-dessus de Tullins


Je me tourne vers la droite, direction Chambéry: le col de la Placette est lui aussi noyé dans la brume


Puis je me tourne à gauche, et mon regard remonte la vallée de l'Isère en direction de Grenoble:




Tout est lumineux et annonce de beaux jours à venir.

Il ne me reste plus qu'à faire demi-tour, pour rentrer.
En redescendant le chemin, je passe  de la grande lumière du promontoire à l'ombre dans laquelle est encore plongée la Chartreuse.

J'ai une drôle d'impression, alors : celle d'être à l'envers du temps, en passant directement du printemps à l'hiver.
Tous les signes de l'hiver sont là!

-il y a un loup au milieu du grand pré, là où, en été , broutent des troupeaux de vaches.

                                

-les arbres en bordure de chemin sont emmitouflés dans des écharpes de mousse

                                        

-le monastère de Chalais est serré dans son écrin de végétation encore bien dépouillée par le froid                                            
                 

et si le regard monte vers les crêtes, alors ne parlons même plus de printemps!
On est à l'origine du monde, avant l'invention des pâquerettes et des petits oiseaux piaillant dans leurs nids, le bec grand ouvert pour que la maman leur donne une chenille bien velue en pâture....


En fait, cette ballade, c'était:" retour vers le futur"

Just'avant d'arriver au parking, j'ai une question qui me trotte en tête:
Ma " chariotte" est-elle toujours là?
Ou bien, vais-je retrouver mon vaisseau spatial?

Je ne sais plus, je suis perdue...





mardi 11 février 2014

Un joli ballet sur ma table à dessin

J'ai réalisé récemment une série de petits vases en papier mâché que j'ai peints et patinés, à partir de petites courges "potimarrons". 
Je les ai  ensuite garnis de fleurs et feuillages en fil de fer, papiers de soie imprimés et vieux boutons.

Certaines photos que j' ai pris de cette série évoquent irrésistiblement pour moi un ballet de petites danseuses légèrement ventripotentes, mais si gracieuses et expressives, que j'ai envie de vous faire partager ma vision de cet étonnant ballet:  










Bien sûr, ce n'est pas le "lac des cygnes", mais un peu quand même, non?


dimanche 5 janvier 2014

Bonne et heureuse année 2014 à tous

Mon premier article de l'année me permettra de vous raconter un événement de l'année 2013 auquel j'ai assisté, avec Yaz, le 8 Décembre 2013 à Lyon : il s'agissait de la Fête de Lumières qui rassemble tous les ans plusieurs millions de personnes, sur quatre soirées à Lyon, et à laquelle je n'avais jamais assisté.

Arrivés à Lyon le dimanche après-midi par le train (il faut savoir que tous les aller-retour en Rhône-Alpes vers Lyon sont à demi-tarif le temps de la fête des lumières. Il faut savoir aussi que les transports en commun sont gratuits dans Lyon pendant ces quatre jours. Plutôt bien vu!)

Nous ressortons de l'hôtel que nous nous sommes trouvé en centre ville, vers 18h00, lorsque la nuit est tombée.( ...vaut mieux s'y prendre à l'avance pour réserver, si on veut passer la nuit sur place et au chaud. Comptez au minimum un mois...).
Notre projet : descendre la rue de la République vers le sud , pour rejoindre la place Bellecour. Et après...on verra

La rue de la République se prend modestement un petit air de "Las Vegas Strip",.
C'est la fête des lumières et ça se voit : on en prend plein les mirettes






Il y a des vendeurs de gadgets lumineux tout le long de la rue, des vendeurs de saucisses, de frites, de vin chaud... malgré tout, l'ambiance n'est pas trop mercantile, et reste très sympa..
Nous passons devant une première installation : comme pour de nombreuses autres installations, des images très lumineuses et colorées ( au laser, je suppose? tout se fait, avec du laser, maintenant! (ne comptez pas sur moi pour des explications techniques très poussées)), sont projetées sur des supports divers : façades d'immeubles, fontaines...et ici, pour Chantal Thomas, un bouquet de fleurs géant.

Juste avant d'arriver sur la place Bellecour, on lève le nez vers le ciel : la lune aussi s'est installée dans le ciel.
Pas besoin de laser pour elle : elle fait tout naturellement briller son croissant pour nous. Elle nous accompagnera silencieusement tout au long de ce périple nocturne. Chercherait-elle à donner une dimension cosmique à l'événement?

Entrer sur la place Bellecour se fait en jouant des coudes : c'est le seul endroit ou nous serons un peu compressés par la foule ( pour tous ceux que cet article convaincra de se rendre à la fête des lumières à l'avenir: EVITEZ SI POSSIBLE d'y aller le vendredi ou le samedi, apparemment c'est infernal , et ça tourne constamment aux sensations de bourrage type boîte de sardines. Le dimanche est nettement plus supportable;)
La place Bellecour, qui est immense, est le siège de plusieurs installations qui fonctionnent en synchronisation.
C'est assez compliqué à décrire, je n'ai pas très bien réussi mes photos, et en plus, ce n'est pas ce que j'ai préféré : vous vous contenterez de cette photo pour appréhender l'ambiance.

Changement de direction : nous sortons plein Ouest de la place Bellecour, en vue de traverser la Saône et de rejoindre le vieux Lyon, installé au pied de la colline de Fourvière, elle-même dominée par sa basilique.
Juste avant de traverser la Saône, et après avoir avalé une saucisse chaude et un verre de vin chaud, un joli spectacle mobilise notre attention : des points lumineux, que nous avons d'abord pris pour des hélicoptères mais qui se sont révélés ne pas en être et dont nous n'avons jamais su ce qu'ils étaient en réalité ( on me suit?) s'élèvent des parties boisées de la colline en face : c'est très joli, très doux et...très mystérieux!

Après cet intermède  poétique, nous traversons la Saône et déambulons dans les rues du vieux Lyon.
Tentés un instant par une montée vers la basilique de Fourvière, nous renonçons devant la demi-heure d'attente à la station du funiculaire. Nous repartons dans les rues du vieux Lyon, très bien
décorées à l'approche de Noël, et remontons vers le Nord, en direction du quartier de la Croix Rousse que j'affectionne particulièrement à Lyon.
Re- vin chaud, car les vendeurs de vin chaud sont légions dans ce quartier : je suppose que tout un chacun a le droit, le temps de la fête des lumières, de faire sa petite installation de vendeur de vin chaud devant sa maison pour se constituer un petit pécule : ça tombe bien, il fait un froid de canard, et on apprécie!
Peu de temps avant de re-traverser la Saône pour rejoindre la Croix-Rousse, nous tombons en arrêt devant l'ancienne gare St Charles : des projections très lumineuses se succèdent sur la façade, et l'événement s'appelle " Power Flower".
Voyez plutôt:










En re-traversant la Saône, je pense à Richard Borhinger, et son livre : "C'est beau une ville la nuit"...



Nous abordons les pentes de la Croix-rousse.
L'ambiance devient très calme, presque silencieuse et recueillie, bien que nous soyons toujours aussi nombreux.
Nous croisons en premier lieu une très jolie installation réalisée par les enfants d'une classe de CE2.


Est-ce parce que ce sont des enfants qui l'ont réalisée qu'il règne un tel calme?
Tous ces personnages étranges et doucement lumineux semblent interpeller quelque chose d'important en nous...
Je médite..

Quelques images des installations et événements lumineux que nous croisons en montant les escaliers de la colline:



On monte, on monte, on monte...et nous entrons au paradis : c'est une installation intitulée "Un printemps en hiver". Un émerveillement...
Voyez par vous-même:



                            
Ce sera mon plus beau souvenir de la fête des lumières : ces scintillements colorés et changeants qui ont envahi les pelouses, les buissons et les arbres des jardins, des gazouillis d'oiseaux en fond sonore, et le froid mordant de la nuit qui ajoute au mystère..malgré cet émerveillement, je ne peux m'empêcher de penser aux conditions sans doute compliquées pour installer...l'installation, les jours précédents!

Sur le plateau de la Croix Rousse, il y a une autre installation très sympa pour moi qui aime les couleurs vives

Nous commençons à en avoir plein les pattes: il faut dire que le matin même nous étions au marché du Fontanil à vendre nos légumes bio.
Nous redescendons dans la ville et rejoignons l'hôtel : il est minuit, et nous n'avons pas tout vu, loin de là. 
En fait, il y a plus de 70 installations dans toute la ville, et nous en avons vu une quinzaine, peut-être...tant pis, le monde est trop grand pour nous.

Maintenant, pour ne pas vous lâcher en pleine nuit d'hiver, regardez encore quelques photos prises le lendemain matin, sur les mêmes lieux. 
Vous pourrez constater que le jour n'est pas dénué d'une certaine poésie, lui aussi...










Merci de m'avoir accompagnée dans cette ballade re-mémorative  de la fête de la lumière à Lyon du 8 Décembre 2013. Si vous n'y êtes jamais allé, j'espère vous avoir envie de la découvrir: ça en vaut la peine!